TH2 – Socialisme et mouvement ouvrier en Allemagne à partir de 1875

Introduction 

L’Europe est, en 1848, agitée par une vague révolutionnaire aux fondements multiples (le printemps des peuples): volonté d’unité et nationalisme naissant en Allemagne ou en Italie, volonté de réformes politique profondes (suffrage universel) en France puis dans le reste de l’Europe… Alors que la réaction des pouvoirs en place permet un prompt retour à l’ordre et à l’Europe du Congrès de Vienne (1815), de nouveaux bouleversements surgissent. En effet, avec l’industrialisation de la fin du XIXème siècle et l’urbanisation qui l’accompagne, plusieurs dizaines de milliers d’ouvriers se regroupent dans les villes industrielles d’Europe. Les conditions de travail et de vie miséreuses conjuguées aux ruptures sociales (exode rural) entrainent la naissance d’une identité de masse, celle du prolétariat.
Socialisme, communisme et syndicalisme sont des composantes du mouvement ouvrier qui naît avec l’industrialisation au XIXe siècle, c’est à dire les partis et syndicats où se retrouvent les travailleurs et ceux qui militent à leurs côtés en vue d’une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Inspiré par les écrits de Karl Marx (Le Manifeste du parti communiste, 1848), le socialisme entend réaliser cette amélioration par la lutte contre le libéralisme économique en vue d’une plus grande égalité sociale, soit par l’action révolutionnaire (socialisme révolutionnaire ou communisme), soit par des réformes législatives (socialisme réformiste).
Particulièrement industrialisée, l’Allemagne de la fin du XIXe siècle est par ailleurs marquée par un climat social et politique tendu. Unifié en 1871, le jeune empire allemand est dirigé jusqu’en 1890 par Otto von Bismarck, chancelier de Guillaume Ier puis de Guillaume II, qui mène une politique conservatrice dirigée contre les mouvements socialistes. Pour autant c’est en Allemagne que nait dès 1844 les prémices d’un mouvement ouvrier contestataire (la révolte des tisserands de Silésie mise en images par Käthe Kollwitz, entre 1893 et 1897 sera largement commentée et réutilisée par la suite). C’est aussi en Allemagne que nait en 1875 le premier grand parti socialiste d’Europe, mouvement au sein duquel les affrontements entre tendance révolutionnaire et tendance réformiste seront particulièrement marquants.

Problématique : Comment le mouvement ouvrier donne-t-il naissance en Allemagne à deux courants rivaux du socialisme qui s’affrontent et marquent durablement le paysage politique allemand et européen?

I – Mouvements ouvriers et naissance du socialisme allemand (1875-1919)

A) Les origines du socialisme allemand

Marx – Engels. => nouveau groupe social, les ouvriers d’usine = question sociale : salaires bas, longues journées de travail, travail des enfants, mauvaises conditions de vie.

Karl Marx (1818-1883) et Friedrich Engels (1820-1895) => Manifeste du parti communiste (1848) « lutte des classes », « révolution prolétarienne » -> renverser l’ordre économique et social « bourgeois ».
La « classe ouvrière » doit se regrouper dans un parti pour édifier une autre société égalitaire.

Marxisme : doctrine philosophique, économique et sociale élaborée par Karl Marx et Friedrich Engels, visant à créer une société égalitaire par la révolution armée afin d’arracher les pouvoirs que détient la classe bourgeoise. Ces deux théoriciens sont à l’origine de la Ière Internationale ouvrière regroupant tous les partis socialistes sur les bases idéologiques du marxisme (1864).

=> Le socialisme réformiste. Ferdinand Lassalle (1825-1864) => Libération de la classe ouvrière doit être obtenue grâce au suffrage universel qui permet de faire pacifiquement la conquête de l’État. 1863 l’Association Générale des Travailleurs Allemands (ADAV), premier parti social-démocrate allemand. + associations et coopératives ouvrières.

Un courant révolutionnaire. August Bebel et Wilhelm Liebknecht (1826-1900) (marxistes) => Conquête du pouvoir par la force et opérer une mutation révolutionnaire de la société. => programme en 1868. En 1869, à Eisenach, ils fondent le Parti social démocrate des travailleurs (SDAP).

=> Cette désunion des socialistes entre une branche réformiste et une branche révolutionnaire affaiblit le mouvement ouvrier. => sous l’influence de Liebknecht, les deux partis fusionnent, en 1875, congrès de Gotha = le Parti Socialiste des Travailleurs (SAP -Sozialistische Arbeiterpartei)

Socialisme : ensemble des doctrines nées vers 1830 afin de résoudre la question sociale dans le sens d’une plus grande égalité, soit par l’action révolutionnaire, soit par des réformes législatives. Mouvement ouvrier : ensemble des militants issus des partis socialistes et des syndicats qui luttent pour obtenir une amélioration de leur quotidien et une émancipation politique, économique et sociale.

Fiche activité n°1 : th2-etude-de-document-n1

B) L’union des partis socialistes

  • Naissance du parti socialiste et des syndicats libres

=> Le programme de Gotha (1875) Constitue une synthèse difficile des doctrines de l’ADAV et du SDAP : officiellement marxiste, il prône la révolution mais renonce à l’expropriation des moyens de production du capital et accepte de participer à la vie politique, en demandant des réformes sociales. Ce compromis permet un rapide succès auprès des travailleurs malgré les critiques sévères venant des marxistes.
C’est donc en Allemagne qu’est fondé le premier grand parti socialiste. Celui-ci cherche à faire la synthèse entre les courants révolutionnaire et réformiste du socialisme en s’accordant sur la nécessité de défendre les intérêts des travailleurs face à un régime politique autoritaire, l’empire.

=> Les syndicats Entre 1860 naissent des syndicats « libres » en Allemagne A partir de 1875, ils sont liés au SAP et dirigés par des membres du SAP, et se développent par branche d’activités, en particulier dans la métallurgie, l’imprimerie et les mines.

=> Idéologie des syndicats est révolutionnaire mais la pratique est réformiste : ces syndicats préfèrent la négociation avec le patronat
D’autres syndicats non socialistes sont fondés comme des syndicats chrétiens ou libéraux. Mais, ces syndicats sont moins puissants que les syndicats socialistes.
Syndicat : organisation qui a pour but de défendre les droits d’une profession

  • Bismarck contre les socialistes.

Depuis 1871, l’Empire allemand est un État unifié sous la conduite de l’empereur Guillaume Ier et de son chancelier Otto von Bismarck. Les socialistes, nombreux et organisés, sont une menace révolutionnaire pour Bismarck.

=> Il cherche alors à les combattre par en faisant adopter les Sozialistengesetz « Lois antisocialistes » d’octobre 1878 et renouvelées chaque année jusqu’en 1890 qui leur interdit toute propagande, supprime leurs associations et journaux et force leurs dirigeants à l’exil.

=> Dans le même temps, Bismarck multiplie les réformes sociales pour détourner une partie de la classe ouvrière du SAP Apparaissent alors l’assurance maladie pour les ouvriers (1883), l’assurance contre les accidents du travail (1884) et contre l’invalidité et la vieillesse (1889).

  • La place du socialisme consolidée.

=> Au point de vue national : Les sociaux-démocrates ont consolidé leur place à l’Assemblée (suffrage universel direct homme plus de 25 ans). Malgré les interdictions, le nombre de suffrages que reçoivent les sociaux-démocrates pendant la période des lois antisocialistes ne cessent en effet de croître.
1881 : 12 sièges (6% des voix)
1890 : 35 sièges (20 % des voix) : 1 427 000 voix
Cette dernière élection fait du parti celui ayant reçu le plus de suffrages dans l’Empire allemand

=> D’un point de vue international :  Le parti social-démocrate allemand est devenu le parti socialiste le plus influent à l’Internationale malgré la répression. Scission de la première internationale de 64 en 1872 et sa dissolution en 1876 à cause du conflit opposant l’aile anarchiste menée par Mikhaïl Bakounine à l’aile marxiste.
Après la mort de Karl Marx en 1883, Liebknecht et Bebel avec le soutien d’Engels tente de réunifier les différents partis et de reformer l’Internationale. => Le mouvement socialiste allemand est impliqué dans la fondation de la deuxième Internationale ouvrière en 1889 à Paris.

=> L’influence croissante du SAP rend le maintien des lois intenable sur le long terme.
Fin 1889, Bismarck tente de rendre la loi permanente et propose d’expulser et de faire déchoir de leur nationalité les socialistes allemands. Le Reichstag vote clairement contre le 25 janvier 1890
Elections de 1890, SAP premier parti avec 20% des suffrages (mais seulement 35 sièges sur 382 : alliances et découpages)
=> Guillaume Ier demande la démission de Bismarck qui lui donne. -> Leo von Caprivi
Le 1er octobre 1890, la loi est officiellement abrogée. Les sociaux-démocrates continuent à gagner en influence après le retrait de la loi.
Au total les fonctionnaires allemands ont interdit plus de 1300 parutions, exilé 900 personnes, et condamné plus 1 500 personnes à de la prison.

Les sociaux-démocrates continuent à gagner en influence après le retrait de la loi.

C) Essor et divisions (1890-1914)

  • Le SPD premier parti socialiste européen

La renaissance au grand jour du mouvement ouvrier se fait lors du congrès d’Erfurt en 1891 (Thuringe) : est alors créé le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD ou Sozialdemokratische Partei Deutschlands). Mais contradiction entre un programme officiel marxiste et une politique pratique beaucoup moins radicale («révisionnisme»).

=> 1er parti de masse européen, avec plusieurs centaines de milliers d’adhérents. Son organisation, très structurée, sera un modèle pour les autres partis socialistes européens. Dès le départ plusieurs centaines de milliers d’adhérents.
En 1912, le SPD, compte environ 1 million d’adhérents
Son organisation, très structurée, sera un modèle pour les autres partis socialistes européens.

=> Ce parti a émis un programme révolutionnaire qui répond à plusieurs idées clés :
– Le capitalisme amène à la dépossession des travailleurs qui perdent leur outil de travail au profit des grands propriétaires ou capitalistes.
– Le travailleur devient un simple prolétaire sans aucune propriété.
– Donc, le capitalisme accroît les inégalités sur lesquelles il prospère.
– Aussi, les deux classes s’opposeront de plus en plus violemment, bourgeois et prolétaires. Que deviennent les autres ? Le programme reste muet sur ce point.
– La révolution est la solution pour libérer les prolétaires de cette exploitation. Et cette lutte devra être menée par le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD).

=> Le parti le plus puissant d’Europe
En 1912, le SPD, qui compte environ 1 million d’adhérents, obtient 35 % des suffrages et 110 députés aux élections législatives. Des intellectuels le rejoignent, il n’est plus un parti spécifiquement ouvrier.

  • Le mouvement ouvrier le plus puissant d’Europe

=> En 1892, les syndicats socialistes dits « libres » se rassemblent sous la direction de Carl Legien: la Confédération Générale des Syndicats Allemands (GGD puis ADGB en 1919), proche du SPD. Elle regroupe 57 organisations représentants 300 000 adhérents. Pour encadrer et défendre la classe ouvrière, le syndicat organise des grèves (comme celles des mineurs en 1892 et 1905) et met à la disposition des adhérents bibliothèques, dispensaires ou encore lieux/activités de loisirs.
En 1914, l‘organisation compte 2,5 millions de membres.

=> Le programme d’Erfurt, rédigé par Karl Kautsky, est bel et bien un programme marxiste, révolutionnaire. Et de fait, le SPD s’engage aux côtés des syndicats appelés « syndicats libres » dans des grèves de plus en plus dures :
– grève des mineurs de la Ruhr en 1905,
– obtention de conventions collectives en 1902, accord négocié entre syndicats et patronat qui améliorent les conditions de travail au sein d’une branche d’activité

Les rapports entre SPD et syndicats constituent une spécificité allemande : le SPD oriente et finance le mouvement syndical. Les syndicats, nés dans le sillage du socialisme, en sont donc très proches. Les députés socialistes sont en même les principaux responsables syndicaux. En 1911, 2,5 millions de travailleurs allemands sont syndiqués (contre 2,9 millions au RU, et 350 000 en France).

=> Les coopératives, troisième pilier du mouvement
Autour de ce noyau parti-syndicats gravitent des institutions variées. Les coopé­ratives de consommation constituent « le troisième pilier du gouvernement ouvrier ».
En 1911, 1200 coopératives regroupent 1,3 million de membres : les ouvriers s’appro­visionnent à moindre coût en dehors des circuits commerciaux classiques. La social-démocratie a ses écoles et ses institutions culturelles (chorales, théâtres, bibliothèques).

  • Réforme ou révolution ?

=> Le programme d’Erfurt est très nettement séparé en une partie théorique, rédigée par Kautsky et reprenant les concepts marxistes et le but final du communisme, et une partie rédigée par Eduart Bernstein, qui liste les revendications immédiates : protection des plus démunis, laïcité, égalité entre les hommes et les femmes…

A la fin des années 1890, Bernstein théorise le « révisionnisme » et s’éloigne de l’idéologie marxiste. Il s’éloignera par la même occasion d’Engels (mort en 1895).

Le « révisionnisme de Bernstein » doit permettre d’améliorer le quotidien des prolétaires dans le cadre démocratique : l’État, réformé et dirigé par une bourgeoisie soucieuse du peuple, peut devenir l’instrument de l’intérêt général. =>  il ne s’agit plus de renverser le régime. SPD s’investit dans activité électorale (obtenir plus de représentation au Reichstag) et activité syndicale => succès significatifs.

=> Les thèses de Bernstein divisent le SPD. Tendance réformiste majoritaire mais gauche plus radicale/marxiste/révolutionnaire subsiste : Rosa Luxemburg (1871 – 1919) et Karl Liebknecht (1871 – 1919) (fils de Wilhelm Liebknecht, fondateur du SDAP).

Cette division entre réformistes et révolutionnaires n’est pas propre à l’Allemagne : la plupart des partis socialistes européens la connaissent.

=> À la veille de la guerre, le SPD n’est plus le parti révolutionnaire des débuts. Ainsi, à l’été 1914, les socialistes renoncent à la grève générale et acceptent l’Union sacrée (Burgfrieden) demandée par Guillaume II. Tous les députés socialistes au Reichstag votent les crédits pour la guerre.

R. Luxemburg et K. Liebknecht considèrent cette ligne politique comme contraire aux principes du parti (la 2nde Internationale est opposée à la guerre).=> exclus du parti et fondent la Ligue Spartakiste en 1916 (ancêtre du KPD, parti communiste allemand) qui milite pour l’arrêt de la guerre et le pouvoir aux conseils ouvriers.

Luxembourg et Liebknecht sont emprisonnés en 1916 pour pacifisme. En avril 1917, les opposants à la guerre exclus du SPD forment le Parti Social-Démocrate Indépendant (USPD), dissidence du SPD dit majoritaire (MSPD).

II– Le socialisme allemand entre ruptures et interdictions dans une Europe en guerre (1918 – 1949)

A) Un socialisme divisé par la première guerre mondiale

Situation militaire désastreuse et la misère qui règne en Allemagne en 1918 entraînent une vague d’insurrections révolutionnaires.

  • Vague d’insurrections révolutionnaires

=> Fin octobre 1918, les marins de Kiel se mutinent et refusent d’appareiller pour aller combattre la Royal Navy. Début novembre, avec le support des ouvriers, la ville de Kiel est aux mains des insurgés. Tous les navires arborent le drapeau rouge alors que des conseils de soldats se mettent en place et diffusent leurs revendications (libération simultanée des mutins arrêtés et des détenus politiques, liberté totale d’expression et liberté de la Presse…).Rapidement les troubles révolutionnaires gagnent les grands centres urbains (Hambourg, Brême, Hanovre, Munich…)

=> Début de la « Révolution Allemande » de 1918-1919. Révolution arrive à Berlin alors que Etats-Unis refusent toujours de négocier avec Guillaume II. => Le 9 novembre 1918 l’empereur Guillaume II abdique. Alors que K. Liebknecht (ligue spartakiste) proclame naissance République socialiste, la République était proclamée deux heures plus tôt par le SPD : Scheidemann.  Friedrich Ebert (à la tête du SPD depuis 1913) devient chancelier

=> Nouvelle division du socialisme allemand : SPD « majoritaire » => souhait d’une transition démocratique en confiant au peuple le soin d’élire au suffrage universel une assemblée constituante (volonté de préserver l’unité de l’État dans la défaite).                       Au contraire Spartakistes et l’USPD => veulent instaurer un régime socialiste et étendre la révolution à toute l’Europe. (c.f ; succès Bolcheviks en Russie et révolutions de février et d’octobre 1917/ Lénine)

=> Dès le 10 novembre 1918 le gouvernement d’Ebert (SPD) se rapproche du commandement militaire allemand contre les insurgés. Les révoltes sont réprimées violemment => Pour l’USPD c’est une trahison du mouvement : Le 30 décembre, les spartakistes et des membres de l’USPD créent le parti communiste allemand (KPD): le divorce est consommé.=> Dès le 4 janvier 1919, Révolte populaire puis spartakiste suite à la destitution du préfet de Berlin, Eichhorn, un membre de l’USPD jugé trop favorable aux spartakistes.

  • La semaine « sanglante » du 6 au 13 janvier 1919

=> 5 janvier : des manifestants en armes occupent plusieurs rédactions de journaux dont celle du Vorwärts, organe du SPD, ainsi que divers bâtiments. => Le 6 janvier le gouvernement demande l’évacuation des rédactions occupées mais s’opposent aux négociations et à la demande de rétablissement d’Eichhorn.

Le ministre SPD Gustav Noske est chargé de mater la révolte et utilise pour cela l’armée et les corps francs (« Freikorps », milices paramilitaires, souvent composées d’anciens combattants démobilisés). Le 15 janvier 1919, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, capturés, sont assassinés par des militaires. De nombreux insurgés, spartakistes ou non, sont arrêtés ou tués sommairement.
Les freikorps continuent leur surveillance répressive jusqu’en 1921.

B°) Socialisme et communisme dans la République de Weimar (1919 – 1933)

→ Ecart de plus en plus important entre le SPD d’un côté et l’extrême gauche (USPD et KPD) de l’autre + montée extrême droite :

  • Le SPD, un parti de gouvernement influent dans des temps de crise

=> 1 million d’adhérent – relayé par l’ADGB, le syndicat très puissant du SPD qui compte 9 millions de membres à la fin des années 1920. => 11 novembre 1919 – l’assemblée nationale réunie à Weimar élit Ebert président de la République. Philipp Scheidemann, qui avait annoncé la République, devient 1er chancelier de la république de Weimar.

=> Avancées en terme constitutionnel : abolition des privilèges des nobles, émancipation civile et politique des femmes mais aussi dans le monde du travail : journée de travail de 8 heures,nationalisation de certains secteurs industriels, assurance chômage (1927)

=> Le SPD englobe de nombreuses facettes de la vie sociale : entrée dans les jeunesse socialiste à 14 ans, puis réunions, fêtes, associations sportives etc…

Difficultés => Répression des émeutes de Berlin, « négociation » du traité de paix de Versailles (28 juin 1919). De plus malgré avancées sociales, ouvriers mécontents : Juin 1920, le SPD perd le pouvoir ->Retour éphémère au pouvoir en 1923 puis ds opposition jusqu’en 1928

  • De plus opposition forte avec le KPD à partir de 1923

=> KPD = 300 000 membres, très bien implanté au niveau local et membre du Komintern (organisation regroupant tous les partis communistes). KPD a une place de plus en plus importante au Reichstag (12,6% des voix en mai 1924 soit 62 sièges en 1924)=> A partir de 1928 le Komintern fait de la lutte contre la sociale-démocratie un des objectifs prioritaires des communistes, le SPD étant même qualifié de parti « social-fasciste » et considéré comme un allié de la bourgeoisie…

=> Avec la crise économique de 1929, qui provoque une explosion du chômage (6 millions en 1932) et un retour de l’inflation, le KPD voit son influence s’accroître et ses scores électoraux progresser

=> Par ailleurs SPD critiqué par la droite et l’extrême droite (militaristes) pour le traité de Versailles. => Diktat (réparations, occupation de la Ruhr par la France, hyperinflation etc. )

C°) Socialistes et communistes face au nazisme (1933 – 1945)

Au début des années 1930, SPD et KPD s’opposent.
+ NSDAP d’Hitler capte électorat ouvrier (28% des membres du NSDAP sont ouvriers)

1923 : Hitler pense que s’il n’agit pas maintenant, ses partisans d’extrême droite vont passer chez les communistes. Les Nazis vont réussir à se procurer des armes grâce à des militaires complices. Cependant, après hésitations, l’armée et la police décident de rester fidèle au gouvernement légal.

En ratant son push, Hitler a été arrêté, et le parti National Socialiste interdit. Hitler est jugé pour haute trahison. Il risque la peine de mort. Sa peine ne sera finalement que de 5 ans. Il sort pour bonne conduite le 20 décembre 1924.

Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier et organise une véritable persécution contre les mouvements socialistes.

Pour le nouveau dirigeant du IIIeme Reich, les communistes représentent un danger majeur pour la nation allemande, la lutte des classes empêchant l’unité raciale du volk allemand au coeur du projet idéologique nazi.

Ainsi, le 27 février 1933, prenant prétexte de l’incendie du Reichstag dont ils rendent les communistes responsables, ils font interdire le KPD. Les nazis font arrêter plus de 4000 militants de gauche puis font interdire tous les partis politiques (dont le SPD et le KPD) et les syndicats entre mars et juin 1933. En effet, le SPD, pourtant conciliant dans un premier temps avec le nouveau pouvoir, est interdit, le 22 juin 1933, pour avoir refusé de voter les pleins pouvoirs à Hitler.

=> Les dirigeants et les sympathisants socialistes et syndicalistes sont progressivement internés dans des camps de concentration (comme dans celui de Dachau; ils y portent le triangle rouge comme tous les prisonniers politiques). C’est par exemple le cas de cas d’Ernst Thälmann, secrétaire général du KPD, arrêté en mars 1933 ; il meurt à Buchenwald en 1944. D’autres sont contraints à l’exil.

=> Parallèlement, Hitler met en place de nouvelles structures pour encadrer les ouvriers et remplacer syndicats et partis de gauche comme le front Allemand du Travail (Deutsche Arbeitsfront). A partir de janvier 1934, les grèves sont interdites.

La résistance intérieur surtout passive (dans le travail par exemple)résistance passive / difficile (Gestapo) -> extérieur : SPD, qui se reconstitue à Prague fin 1933 sous le nom de SoPaDe (il se déplace ensuite à Paris de 1938 à 1940, puis à Londres jusqu’en 1945) et publie par exemple le « Manifeste de Prague » qui incitait au soulèvement contre Hitler. Le KPD lui mène des actions de résistance depuis Moscou.

III – Socialisme, communisme et mouvement social en Allemagne, le reflet d’une crise européenne ? (1949 à nos jours)

En 1945, le régime nazi s’effondre et l’Allemagne est occupée par les quatre vainqueurs. Les partis (SPD, KPD) se reforment dans les trois zones ocidentales. Dans la zone soviétique, Staline impose la fusion des deux partis et la création d’un parti unique : le SED (Parti communiste d’Allemagne de l’Est).

En 1949, la coupure de l’Allemagne se confirme avec la formation de deux États : à l’ouest la République Fédérale d’Allemagne (RFA, capitale Bonn) et à l’est, la République Démocratique Allemande (RDA, capitale Berlin-Est).

A°) En RFA, l’apogée de la social démocratie

  • L’affirmation de la voie réformiste (1945-1966)

=> Les difficultés du socialisme Dans le contexte de la guerre froide, ces deux partis peinent à retrouver leur importance d’avant le nazisme.

– Le KPD n’obtient ainsi que 2,5% des voix en 1953 et se voit même interdire en 1956 car il est considéré comme anti-démocratique. Malgré sa ré-autorisation en 1968, il reste peu influent car trop lié à la RDA.

– De son côté, le SPD attaché au marxisme et à la défense de la seule classe ouvrière subit des échecs répétés aux élections et la perte de son nombre d’adhérents : 875 000 en 1947, 185 000 en 1955. En 1949, ce sont les chrétiens-démocrates de la CDU qui assurent le pouvoir.

Ces échecs renforcent le courant réformiste + croissance économique  «Trente Glorieuses» (46 – 75) et arrivée de nouvelles générations à la tête du SPD => remise en cause de l’idéologie du parti

=> La rupture du SPD avec avec le marxisme

Au congrès de Bad Godesberg, en 1959, le SPD renonce au marxisme considérant que la révolution n’est plus adaptée aux réalités de la société moderne. A l’inverse, il intègre les valeurs du libéralisme : économie de marché, capitalisme, propriété privée… L’Etat doit défendre les libertés démocratiques, garantir plus de justice sociale afin d’améliorer le sort des travailleurs, selon la doctrine: «le marché autant que possible, l’intervention publique autant que nécessaire

Willy Brandt, maire de Berlin-Ouest, prend la tête du SPD en 1964 : l’homme est populaire et médiatique.

=> Le syndicalisme allemand est toujours très puissant.

La Confédération Allemande des Syndicats (DGB –Deutscher Gewerkschaftsbund), proche du SPD est fondée en 1949. Elle possède des coopé­ratives de consommation, des compagnies d’assurances, une banque.

La cogestion accorde aux salariés un droit de regard sur les décisions de l’entre­prise.

  • La loi du 21 mai 1951 prévoit ainsi que les représentants des salariés parti­cipent à parité avec les représentants des actionnaires aux conseils de surveillance des sociétés minières et sidérurgiques.
  • La loi du 11 octobre 1952 accorde aux salariés des sociétés par actions le tiers des sièges des conseils de surveillance.
      • Le temps de l’exercice du pouvoir (1966-1982)

=> La conquête du pouvoir

1966 : Gouvernement Kiesinger né d’une coalition avec la CDU: Willy Brandt est alors ministre des Affaires étrangères.

Elections de 1969, victoire électorale du SPD (allié avec le parti libéral-démocrate). Deux chanceliers socialistes se succèdent au pouvoir : Willy Brandt (1969-1974) et Helmut Schmidt (1974-1982). Ils mènent des réformes importantes : extension de la coges­tion à toutes les entreprises de plus de 2 000 salariés (1976), augmentation de la protection sociale, libéralisation du droit (divorce simplifié, dépénalisation de l’homo­sexualité, libéralisation de l’avortement…), lois de protection de l’environnement. Au niveau international, Willy Brandt mène une politique de rapprochement avec la RDA.

=> Mais les années 1 970 sont aussi marquées par la montée du terrorisme d’extrême gauche

(RAF Rote Armee Fraktion/Fraction Armée Rouge) et multiplient les actions violentes contre les symboles du capitalisme. (assassinat du président de la Deutsche Bank) qui prône la violence contre le capitalisme. => séparation d’avec une partie de la jeunesse

=> La puissance maintenue du syndicalisme

En 1970, le DGB compte 6,7 millions d’adhérents, soit un tiers des salariés alle­mands. Le taux de syndicalisation est particulièrement massif dans l’industrie. Grâce aux cotisations versées par ses adhérents, le syndicat possède d’importantes réserves financières et peut brandir la menace d’une grève longue en cas de différend important avec le patronat. L’orientation du DGB est réformiste et les conflits avec le patronat doivent se régler au maximum par la conciliation, l’issue devant être favorable au patronat comme aux salariés.

Conclusion partielle : le SPD dans l’opposition

En 1982, une nouvelle coalition formée de la CDU et des libéraux arrive au pouvoir, Helmut Kohl (CDU) est chancelier. Ce sont de longues années d’opposition pour le SPD qui hésite un temps face à la réunification et recule fortement aux élections, notamment dans les régions de l’ancienne RDA.

Le paysage politique se transforme avec les succès grandissants du parti écologiste (« les Verts») qui témoignent des préoccupations environnementales de l’opinion.

B) En RDA, la mise en oeuvre d’un communisme d’Etat

  • La RDA, une «  démocratie populaire  »

=> Dès la fin de la guerre, les Soviétiques poussent les anciens membres du KPD à prendre le pouvoir.

En avril 1946, les sociaux-démocrates sont contraints de fusionner avec les communistes dans le Parti Socialiste Unifié (SED – Sozialistische Einheitspartei Deutschlands)
En 1948 unification de leurs zones d’occupation => État autonome à l’Ouest. Staline riposte en instaurant le blocus de Berlin qui échoue devant la détermination des Américains (pont aérien).
En oct 1949 les Soviétiques créent la RDA (République démocratique allemande).
Le SED devient le seul parti en RDA

=> Maintien d’un semblant de démocratie :

Constitution 1949 (proche de celle de Weimar) et celle de 1968 (très influencée par le modèle soviétique). La RDA devient une démocratie populaire.
Suffrage universel pour l’élection des assemblées (deux jusqu’en 1968 avant de passer à une assemblée unique, la Chambre du peuple) exerçant le pouvoir législatif.
Libertés fondamentales des individus « reconnues » (conscience, parole, réunion), ainsi que les droits sociaux (loisirs, travail)

SED qui détient le pouvoir et contrôle l’appareil d’Etat.
Walter Ulbricht au pouvoir de 1950 à 1973,
Erich Honecker de 1976 à 1989 à la fois secrétaire général du SED et président du « Conseil d’Etat de la RDA »

=> Application d’un régime « communiste »

La propriété privée de la terre est progressivement supprimée
En 1951, un premier plan quinquennal est adopté qui donne, comme en URSS, la priorité à l’industrie lourde.

  • La RDA, un régime totalitaire

=> Une dictature

Les services secrets (STASI) et l’armée ont, comme en Union soviétique, un rôle détermi­nant. Le noyau dur du pouvoir est concentré dans une poignée de mains, celles des dirigeants du SED

=> Une société encadrée

La censure est partout. Art populaire réaliste contre l’élitisme supposé d’un art « bourgeois ».
La presse célèbre les mérites du régime => manifestations de joie, parades…
Le parti unique organise un contrôle totalitaire de la population → jeunesse libre allemande (FDJ – Freie Deutsche Jugend), confédération des femmes allemandes…
SED a le monopole de la scolarisation, de la politique culturelle…

Les syndicats organisés par branches industrielles sont rassemblés dans la Fédération Libre des Syndicats Allemands (FDGB -Freie Deutsche Gewerkschaftsbund) soumise au SED=> stimuler le travail dans l’industrie / empêcher les revendications.

=> La répression

Résistances réprimées :  En juin 1953 (cf. mort de Staline), les ouvriers se révoltent contre la décision d’augmenter le temps de travail sans hausse de salaires, mais la répression est brutale.

« Les Allemands votent avec leurs pieds » La fuite vers l’Ouest, notamment des jeunes, est bien souvent une manière de protester. Interdiction, délit de fuite => dans la nuit du 12 au 13 aout 1961 construction du mur de Berlin

La Stasi dispose de nombreux informateurs, mais toute la population n’est pas espionnée avec la même intensité (les ouvriers sont moins touchés)

  • L’échec du modèle communiste allemand

=> Une impasse économique et sociale
Les résultats économiques médiocres à partir des années 70 et le développement des inégalités entre la majorité de la population et les cadres du parti renforcent la contestation du régime.

=> Le refus des réformes
Erich Honecker est hostile aux réformes économiques (c.f. perestroïka  Mikhaïl Gorbatchev, en 1985)
Manifestations conduisent à la chute du régime, symbolisée par la destruction du mur de Berlin le 9 novembre 1989.

Le 3 oct 1990 : réunification de l’Allemagne

C) Après la réunification, les nouveaux défis du socialisme

  • Le retour au pouvoir et le choix du libéralisme

=> Après la chute du communisme en RDA, des élections libres sont organisées à l’Est, le 18 mars 1990, et consacrent la victoire d’une coalition de trois partis :
Chrétiens démocrates (CDU) : 48%,
SPD : 21,8%
Parti du Socialisme Démocratique (PDS) exSED : 16,3%.

Le FDGB communiste s’autodissout et ses membres rejoignent la DGB, liée au SPD.

=> En 1998, le SPD, dirigé par Gerhard Schröder, allié aux Verts, remporte les élections.
Agenda 2010 ou lois Hartz : Libéralise les conditions de travail et réduit les dépenses sociales
→ Cette politique suscite l’opposition des syndicats et d’une partie des socialistes. => perd ainsi le soutien de son électorat.

=> Issus de déçus du SPD, un nouveau parti voit le jour en 2007, Die Linke, qui concurrence le SPD, notam­ment dans l’ancienne RDA. Aux élections de 2009, Die Linke obtient 12% des voix contre 23% pour le SPD.
=> Effacement du clivage droite-gauche mais aussi une crise idéologique au sein du SPD qui se manifeste par une multiplication des partis à la gauche du SPD.

  • Les difficultés du syndicalisme

Depuis les années 1980, le taux de syndicalisation est en baisse, surtout chez les jeunes et les femmes
Après la réunification allemande, la situation de la DGB est difficile. L’économie post-industrielle qui se met en place, l’essor des classes moyennes, l’apparition de nouvelles préoccupations non liées au travail et le recul de l’idéal de solidarité réduisent le recrutement de la Confédération syndicale : elle passe de 12 millions d’adhérents en 1991 à 7 millions en  2004. Cependant, le syndicalisme allemand reste puissant par rapport aux autres syndicalismes européens.

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De 1875 à nos jours, le mouvement ouvrier allemand va s’organiser au gré des évènements politiques que connaît le pays. A la fin du XIXe siècle, apparaissent les premiers partis et syndicats ouvriers cherchant à améliorer la vie des prolétaires dans un système libéral les exploitant. La Première Guerre mondiale va provoquer une scission entre deux courants ouvriers : d’un côté les réformateurs ou socialistes, de l’autre les révolutionnaires ou communistes. Ces deux mouvements s’opposent pour obtenir le soutien des ouvriers. Le contrôle nazi puis la Seconde Guerre mondiale affaiblissent le mouvement ouvrier et encouragent un rapprochement entre les deux tendances mais la guerre froide, qui lui succède, impose une rupture forte dans le mouvement ouvrier. Il faut attendre la fin de la RDA pour assister à une réorganisation du mouvement ouvrier autour d’un pôle socialiste majoritaire et d’un pôle plus radical mais minoritaire. Cette évolution est assez similaire dans le reste de l’Europe à la même période.

Avec recul de l’industrie, en Europe, l’influence des syndicats et des partis ouvriers a fortement reculé. Sur quelles valeurs et sur quel projet ces mouvements s’appuient-ils aujourd’hui pour conserver un rôle politique et social ?

Les socialistes bien qu’ils fassent parti de la coalition au pouvoir en Allemagne ont laissé la place de la chancellerie à Angela Merkel, au pouvoir depuis 2005 dans des coalitions diverses (CDU – SPD ou CDU-FPD). Cette dernière doit faire face à une montée du populisme (parti Alternative für Deutschland AfD qui vient de remporter l’élection en Mecklembourg-Poméranie Occidentale)


Des oeuvres d’art :

  • Lithographies et gravures de Käthe Kollwitz entre 1893 et 1898: misère des tisserands en Allemagne au milieu du XIXe siècle. Six scènes Not (« misère ») Tod (« mort »), Beratung (« consultation »), Weberzug (« cortège des tisserands »), Sturm (« attaque »), Ende (« fin »).

Actualité :

  • Réviser le cours

http://education.francetv.fr/matiere/epoque-contemporaine/terminale/video/histoire-du-mouvement-ouvrier-en-allemagne-revisions-bac-histoire

http://www.bac-es.net/quiz/histoire-geo/socialisme-communisme-et-mouvement-ouvrier-en-allemagne-depuis-1875-268.php

  • Plan du cours et chronologie:

Problématique : En quoi le développement du socialisme et du mouvement ouvrier a-t-il été un reflet de l’évolution de la société allemande tout autant qu’un vecteur de sa transformation de 1875 à nos jours?

I – Mouvements ouvriers et naissance du socialisme allemand (1875-1919)
A) Les origines du socialisme allemand
B) L’union des partis socialistes
C) Essor et divisions
II – Le socialisme allemand entre ruptures et interdictions dans une Europe en guerre (1918 – 1949)
A) Un socialisme divisé par le première guerre mondiale
B) Socialisme et communisme dans la République de Weimar
C) Socialistes et communistes face au nazisme
III – Socialisme, communisme et mouvement social en Allemagne, le reflet d’une crise européenne? (1949….)
A) En RFA, l’apogée de la social-démocratie
B) En RDA, la mise en oeuvre d’un communisme d’Etat
C) Après la réunification, les nouveaux défis du socialisme

    • Compétences travaillées

Domaine 1- Langages
L’étude de document (3) – Travailler sur des œuvres de fiction – Composition
Domaine 2 – Les méthodes
Prendre des notes – Confronter ses sources (doc source doc scientifique)
Reconnaitre et analyser les moments de rupture pour travailler le plan

    • Chronologie du socialisme allemand Chronologie politique

1871 : Empire allemand
1875 : congrès de Gotha (unification des mouvements socialistes en Allemagne).
1891 : congrès d’Erfurt (naissance du SPD)
1892 : création de la Commission générale des syndicats

1918-1933 : République de Weimar
1918 : naissance du KPD / révolution allemande
1919 : assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht.

1933-1945 : IIIe Reich
1933 : KPD et SDP interdits. Un syndicat unique.
1945-1949 : Occupation alliée
1949 : naissance de la RFA puis RDA

1949 : Division de l’Allemagne
1959 : congrès de Bad Godesberg / le SPD abandonne la
référence au marxisme et reconnaît l’économie de marché.
1989 : chute du mur de Berlin

1990 : Réunification de l’Allemagne
2007 : fondation du parti d’extrême-gauche Die Linke